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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 19:25

 

 

16 AVRIL 2013 « Youm Il Ilm »

KHERRATA REND HOMMAGE A ZERARGA AHMED

 

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      Feu Zerarga nacerdine, dit Ahmed

 

L’APC de Kherrata et le syndicat des Enseignants et Travailleurs de l’Éducation de la wilaya de Béjaia ont eut la louable initiative d’intégrer dans le programme de la célébration du 16 avril 2013 (Youm El Ilm) un hommage de respect et d’admiration au grand éducateur que fut Zerarga Nacerdine, dit Ahmed, décédé à la suite d’une maladie qu’il a combattue jusqu’à son dernier souffle.

 

Les nombreux invités étaient tous là dans la belle salle bleue du centre culturel de la localité. La famille du défunt, ses amis, ses collègues et les autorités au complet sont venus rendre témoignage à cette personnalité attachante qui avait, au milieu de sa carrière d’enseignant et de directeur d’école, rempli proprement le mandat de premier magistrat de la commune de Kherrata, entre 1979 et 1984.

 

Après les allocutions du chef de daïra, M. Mammeri Mehrez, et du président de l’APC de Kherrata, M. Kasdi Abdelmalek, la parole est donnée à Khaled Lemnouer, ami et collègue du défunt, qui a remercié d’emblée les initiateurs qui ont eu l’idée d’associer cet hommage à la journée du Savoir, ce qui va comme un gant pour l’amoureux de la culture que fut Zerarga Ahmed.  L’orateur a suggéré ensuite de saisir cette commémoration pour créer un espace dans le musée local où seront exposés les portraits et les biographies des personnalités et des personnages ayant marqué par leurs actions positives la vie et l’histoire de Kherrata.

Puis, l’intervenant a lu un texte poétique composé spécialement pour cette circonstance. (Voir plus bas).

 

Ce fut au tour de l’animateur, M. Danoune Nacer, de lire, au nom du syndicat des Enseignants et Travailleurs de l’Éducation de la wilaya de Béjaia, une lettre posthume adressée au disparu mettant en exergue ses qualités intellectuelles et morales. (Voir plus bas).

 

Le doyen des maires de Kherrata depuis l’indépendance, M. Khaled Bachir, quant à lui, a abordé la signification de cette journée du 16 avril en donnant force détails sur l’action du Cheikh Abdelhamid Benbadis (1889-1940), figure emblématique du mouvement réformiste musulman. L’intervenant rappelle que le Cheikh avait fondé une medersa à Kherrata qui avait permis à nombre de jeunes de la localité de suivre des études approfondies et de prendre conscience de la nécessité de revendiquer des droits que le colonisateur a dénié aux Algériens autochtones.

Enfin, après avoir remis des présents à l’épouse du regretté Zerarga Ahmed, un gendre et un neveu de la famille sont montés sur l’estrade pour dire un mot et remercier tout le monde.

 

La cérémonie s’est clôturé avec la prise d’une photo collective qui a réuni toutes les autorités ayant exercé un mandat électoral à Kherrata depuis l’indépendance de l’Algérie.

 

Il est à souligner la bonne prestation de l’animateur qui a dirigé convenablement la cérémonie. Par ailleurs, M. Bara Hacène et les autres bénévoles sont à féliciter pour leur engagement dans la préparation de cette manifestation qui en appelle d’autres.

 

Lem

 

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Famille du défunt

 

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Photo collective des autorités locales ayant présidé aux destinées de Kherrata depuis l'indépendance de l'Algérie

 


 

 

HOMMAGE À UN GRAND EDUCATEUR

 

Ahmed, nous sommes tous là.

Pour toi.

Pour ton image immortelle. Pour ton sourire éternel.

Pour ta gentillesse, ta générosité.

Pour ton dévouement absolu à Kherrata que tu as toujours porté dans ton cœur.

Ahmed, nous sommes tous là.

Pour te rendre un hommage d’admiration et de respect.

Pour te dire toute notre gratitude.

Pour te prouver notre reconnaissance.

Pour te dire merci.

Merci pour ta simplicité. Merci pour ton sourire. Merci pour ta fraternité.

Ahmed, nous sommes tous là.

Ta famille, tes amis, tes compagnons, tes élèves.

Pour témoigner de tes valeurs, de tes mérites, de ton abnégation.

Ahmed, nous sommes tous là.

Ahmed, nous serons toujours là.

Pour rappeler au souvenir des vivants l’homme que tu as été. Authentique et intègre, disponible et serviable, souriant et chaleureux.

Adieu frère.

Adieu ami.

À Dieu nous appartenons,

À Dieu nous retournons.

Lem

 


 

UNION GENERALE DES TRAVAILLEURS ALGERIENS

S.E.T.E DE LA WILAYA DE BEJAIA

Syndicat des Enseignants et Travailleurs de l’Éducation de LA WILAYA DE BEJAIA

L’heure c’est l’heure, nul n’est éternel, n’empêche. SI AHMED, que dire à ta mémoire sinon ton oraison tant notre deuil pour toi est toujours  d’actualité. Et pour cause, Tu nous à quitté d’une manière inopportune si subite et surtout si prématurée.

Notre résignation à la volonté divine n’exclue pas le regret que nous éprouvons que tu sois parti comme pour te faire désirer, désormais, plus que jamais. Pour que nous perdions en toi un être fin d’une perspicacité pénétrante aux idées clairvoyantes d’une intelligence remarquable. Un homme qui à beaucoup donné et qui aurait pu en faire servir encore et encore. Dommage que tu sois parti sans que nous n’ayons su ou eu le temps de nous imprégner de tes qualités louables et si nombreuses : Ton Sérieux a l’œuvre, ton application persévérante, tes facultés intelligemment intellectuelles, ton objectivité impartiale, ton soucis permanent du détail déterminant, ton aptitude à l’observation, au discernement et à l’appréciation, ta sagesse pondérée malgré tes apparences nerveuses.

Hommage a ta disponibilité constante à transmettre, sans restriction ou parcimonie aucune, ton érudition connue et reconnue de tous ceux qui t’ont côtoyé de près ou de loin.

Hommage à ton cœur passionné, d’une sensibilité raffinée au point de ne laisser nulle place à la passivité et à l’indifférence. Oui, tu as toujours réagit et sans réticence a tout ce qui se passait autour de toi.

Que dirais-je de ton franc parler, de ta franchise qui t’a causé, je le sais, tant d’animosités, de désagrément et parfois même des hostilités. En effet  tu n’as jamais mâché tes mots quand tu es convaincu  de la justesse de ton avis, de ton approche. N’en déplaise à qui que ce soit, sauf a dieu, seul maitre de ton âme et de ta conscience. 

Cependant, ton hostilité à toi était exclusivement a la bêtise, l’intolérance, l’incompétence, la médiocrité arrogante, la démagogie ridicule et a la rhétorique stérile.

Hommage à l’éducateur que tu as été. L’enseignement était pour toi plus qu’une profession, plutôt une passion, une mission sacré. Sa dérive programmée te faisait plus de mal qu’en ferait un cyclone à un voilier en haute mer. Qui pourrait le confirmer mieux que tes honorables anciens collègues ici présents ?

Quant à ton mandat municipal, on ne saura jamais en parler assez. Les témoignages de tes administrés d’alors, à ce sujet, demeurent à ce jour a la limite de la légende dorée.

Que dire de la bravoure avec laquelle tu as combattu, jusqu’à ton ultime souffle, ta maladie sans te déporter d’un iota de ton dynamisme habituel, ton désire de vivre, et de servir. Du courage avec lequel tu as affronté ton extinction dont tu savais, sans doute, l’imminence sans te départir de ta sérénité encore moins de ta dignité.

Certes tu n’as pas été un génie, pas plus que portait et encore moins un saint, mais tu as été tout simplement un homme, un vrai, un model à contempler et à suivre, un élément d’une élite négligée, marginalisée dont ta société a tant besoins pour retrouver son chemin vers le progrès, vers un meilleur avenir.

Si aujourd’hui tout ce beau monde a tenu à te rendre un hommage distingué, c’est que tu l’as mérité. C’est aussi pour que tes paires, ces femmes et ces hommes de ton étoffes, assistants ou absents, recouvrent la considération et le respect dont ils sont dignes lesquels sont, hélas, rarement, pour ne pas dire, jamais observés.

Cher et regretté, SI AHMED,

Autant ton auréole a brillé de ton vivant, plus ton souvenir restera gravé a jamais, dans nos mémoires d’une pointe sèche, comme sur l’épitaphe que portera désormais ta tombe.

Repose en paix, d’un repos mérité, et que dieu te comble de ses grâces et faveurs, en son vaste et éternel paradis.

                                                                                     Kherrata le 16 avril 2013

                                                                                     P/Le conseil de Wilaya

                                                                                             

                                                                                    


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Published by Lem - dans Culture
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