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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 19:32

Yennayer 

Origines et Rites

 

 yennayer

 

 

Que signifie Yennayer

 

Étymologiquement, le mot Yennayer est formé de « YEN » qui veut dire premier et de « AYER » qui veut dire mois. Yennayer est donc le premier mois de l’année dans le calendrier amazigh. Amenzou n’yennayer, le jour de l’an amazigh coïncide avec le 12 janvier du calendrier grégorien.

 

Mais quel est l’origine du calendrier amazigh?

 

Aujourd’hui, nous sommes en 2958. L’an I amazigh remonte donc à 950 avant J.C.

C’est le roi Chachnaq qui, après avoir conquis le delta du Nil, fonda la vingt deuxième dynastie pharaonique. Une première bataille, une victoire grandiose.

 

Yennayer est fêté avec ferveur dans toute Tamazgha, là où vivent encore des Berbères. De l’oasis de Siwa en Égypte jusqu’aux iles Canaries dans l’Atlantique, de Ghadamès, en Libye, jusqu’à Tlemcen dans l’Ouest algérien, des hautes terres Chaouias aux oasis mozabites, dans le Rif marocain, sur les côtes tunisiennes et surtout en Kabylie.

 

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Comment fête-t-on Yennayer dans Tamazgha?

 

Yennayer est fêté selon les caractéristiques de la région et la tradition de ses habitants, mais l’objectif est le même : C’est la fête présageant d’une nouvelle année féconde.

 

Dans la région de Ghadamès, en Libye, Yennayer est le jour des enfants. Ils y donnent libre cours à leur imagination pour jouer des tours aux adultes, une sorte de premier avril. Tout le village est regroupé autour d’un méchoui en plein air.

 

Au Maroc, il y a des régions où l’on tient absolument à ce que les plats du jour comportent sept légumes. Tout ce qui est vieux et usé dans l’habitation est changé, et il est de coutume de remplacer les pierres du foyer de la cheminée. C’est aussi l’occasion de faire le point et d’achever tous les travaux entrepris auparavant.

 

Dans les Aurès, les Chaouis créent une ambiance de joie et d’amusement, procèdent à un nettoyage méticuleux des maisons, au changement d’ « iniyen » (pierres du kanoun) et préparent l’ « iranen » (plat de grains de blé ou de mais cuits dans du bouillon avec des févettes, de la graisse, du sel et du fromage. La tradition veut également que tout ouvrage commencé, tel que le tissage, soit terminé ce jour-là.

 

Dans l’Ahaggar, les Touaregs commencent à fêter Yennayer une semaine avant le 12 janvier. Pour cette occasion, on met ses plus habits et on se pare de ses plus beaux bijoux, on chante, on danse autour de plats cuisinés tels que : kasbasu (couscous), taggala (pain), talbagat (viande hâchée), aghaghe (jus).

 

Dans la région d’Oran (Wahran), la famille se réunit et un banquet est organisé.

 

En Kabylie, la célébration se fait à travers des rituels, des sacrifices et des plats particuliers. En pleine saison de cueillettes des olives, le travail est arrêté. Les maisons sont nettoyées de fond en comble, repeintes, décorées et ouvertes aux convives.

 

Dans certains villages, c’est aussi la première coupe de cheveux pour les garçons. L’homme le plus vieux se charge de la besogne.

« Le petit vivra, souhaite-t-on ainsi, aussi longtemps que ce vieux coiffeur de la circonstance ! ».

 

Une seule pratique est partagée par les citoyens de toutes les contrées : il s’agit du réveillon du 31 Boudjember, dernier jour de l’an qui s’achève.

 

Le rituel est, à quelques détails près, identique pour tous. Il consiste en un repas familial précédé d’un rite sacrificiel symbolique dont la portée est de protéger la famille du mauvais sort durant toute l’année qui arrive. On se doit de sacrifier un coq fermier. La famille élargie, parfois tout le clan, se retrouve autour d’un couscous au poulet fermier agrémenté de morceaux de viande séchée ((acedluh). On se gave toute la soirée de friandises et de fruits secs gardés pour la circonstance. Des grenades, des figues, des dattes, des raisins, des pruneaux sont sortis des jarres de terre cuite et des amphores bien dissimulées da          ns l’architecture des maisons berbères, notamment dans la soupente (tissi) qui prolonge la grange (adaynin).

 

Certains adultes sont chargés, toute la soirée, d’expliquer aux enfants l’histoire de yennayer pour cultiver la mémoire et perpétuer la culture. La commémoration est donc à la même date, avec des pratiques différentes d’une région à l’autre, d’un pays à l’autre, selon les traditions et le mode de vie spécifiques. Une manière comme une autre de transmettre nos us et coutumes et de ne pas oublier nos racines.
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Published by Lem
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