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  • : Parler de tout un peu, mais surtout de la ville historique et pittoresque de Kherrata. Merci de contribuer à l’enrichissement de ce blog.
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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 16:48

 

AZOUL, ALGÉRIE…

 

 

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Papa, qui suis-je ?

Comment ça ? Pourquoi cette question ?

 

J’entends souvent que nous sommes des arabes, et j’en oublie même que je suis Algérien.

Tu sais, mon fils, ce sont les ancêtres qui déterminent l’appartenance à une ethnie, à une race.

 

Mais comment le savoir ?

Eh bien, écoute, avant notre indépendance, les Français ont occupé notre pays pendant 132 ans, et…

 

 Ah ! Tu veux dire que je suis Français ?

Non, mon fils, tu n’es pas Français, parce qu’avant les Français notre pays a été occupé par les Turcs pendant 312 ans.

 

Alors, je suis Turc ?

Non, mon fils, tu n’es pas Turc, parce qu’avant les Turcs, il y a eu la conquête arabe et notre pays a été occupé pendant plus de huit siècles.

 

Ah ! Nous y voilà, je suis bien arabe.

Non, mon fils, tu n’es pas Arabe, parce qu’avant les Arabes, les Byzantins ont accaparé notre territoire pendant 133 ans.

 

Quoi ? Tu veux dire que je suis Byzantin ?

Non, mon fils, tu n’es pas Byzantin, parce qu’avant les Byzantins, il y avait les vandales et les Romains…

 

Vandale, Romain, je suis tout cela ?

Non, mon fils, tu n’es ni Vandale, ni Romain, parce qu’avant toutes ces occupations il y avait les Amazighs.

 

Les Amazighs ? Et avant eux, quel envahisseur vas-tu me sortir encore ?

Aucun, mon fils, les Amazighs sont les premiers occupants de cette belle contrée, et ils y vivaient en hommes libres dans notre pays. Dès la plus haute Antiquité, l'Algérie fut le berceau d’une civilisation berbère.

 

Je suis donc et enfin un Amazigh, papa ?

Oui, mon fils, parce les Amazighs sont tes ancêtres.  Et maintenant que tu connais tes origines, rien ne t’empêche d’être un citoyen du monde et d’œuvrer pour le bien de l’humanité et de la planète. Les habitants d’un pays comme le nôtre doivent se donner la main pour prendre soin de la nationalité et éviter ainsi qu’elle ne devienne un jour une nation alitée… As-tu compris, mon fils ?

 

Oui, papa, tout est clair puisque tu viens de me parler dans ma langue maternelle qui ne me demande aucun effort de compréhension.

 

Tu vois, mon fils, et pourtant il y a des compatriotes qui veulent passer par un référendum pour t’autoriser ou non à comprendre…

 

Quoi ? Je ne comprends déjà pas ce que tu veux dire…

 

Moi aussi, mon fils, je ne comprends pas ce que comprennent ceux qui ne nous comprennent pas.

 

Papa, grâce à toi je suis vraiment bien content d’avoir retrouvé mon algérianité, et rien ni personne ne pourra m’en dessaisir.

 

Pour cela, mon fils, apprends l’Histoire, et méfie-toi des histoires…

 

Lem

 

 

 

 

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 09:53

 

Kherrata : la doyenne de la région a tiré sa révérence…

 

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Elle s’appelle, elle s’appelait Bahri Hadda. Elle est née, elle était née au siècle dernier. Née… présumée en 1917. Cette semaine, le Créateur a décidé de la rappeler à Lui à l’âge de 96 ans. Presque centenaire. Peut-être plus, vu qu’à son époque on enregistrait les naissances longtemps après le premier vagissement du nouveau-né.

 

Dans la localité de Kherrata, qui ne connaît pas, qui ne connaissait pas Khalti Hadda ? Petits et grands, filles et garçons, tout le monde se souviendra pendant longtemps, au moins aussi longtemps que vécut la doyenne, de cette silhouette de très vieille femme dont le regard franc et la parole sûre forçaient le respect…

Comment oublier cette personne avenante qui vous disait « bonjour » avant que vous ne bougiez vos lèvres pour la saluer ? Comment oublier cette citoyenne, bibliothèque humaine ambulante, qui est née avant la première guerre mondiale, qui a vécu la deuxième, qui a connu les souffrances pendant les massacres du 8 mai 1945 et qui a subi l’oppression coloniale pendant la guerre de libération nationale ? Comment oublier cette femme qui guérissait à l’aide de soins traditionnels les maladies infantiles et qui, de ce fait, connaissait tous les foyers de la région de Kherrata ?

Sa descendance qui compte une demi-centaine d’âmes a eu le privilège de connaître, à travers les souvenirs de cette ancêtre, la vie des anciens et le passé mouvementé de l’Algérie de jadis. Malgré la vie moderne et les inventions techniques et scientifiques, Khalti Hadda a la nostalgie du temps passé quand on labourait la terre avec des bœufs et que l’on cueillait les fruits à son arbre et les légumes dans son jardin. Certes, la vie était difficile en ce temps-là, mais les relations humaines avaient un sens et la solidarité entre voisins n’était pas un vain mot. Alors qu’aujourd’hui dit-elle, disait-elle…

Repose en paix mère de Kherrata. Tes enfants ne t’oublieront pas…

Lem

 

 

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 11:05

 

INTERVIEW (PRESQUE) IMAGINAIRE SPECIAL 8 MAI 1945

 

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   Le journaliste : - On m’a dit que KHERRATA était chargée   d’histoire ?

 

L’Algérien : - C’est juste. D’ailleurs, l’anagramme de « KHERRATA » est « ATARREKH » signifiant « histoire » en arabe.

 

Le journaliste : - Qu’est-ce qui a provoqué les événements du 8 mai 1945 ?

 

L’Algérien : - Au début de la colonisation, on disait toujours « oui, oui... oui, oui... » à l’autorité établie. Puis, prenant conscience petit à petit que le joug de l’envahisseur pesait sur notre devenir, nous commencions à répliquer par « oui, mais... oui, mais... » Et pendant plus d’un siècle, nous répétions inlassablement cette objection... jusqu’en 1945. Vous connaissez la suite.

 

Le journaliste : - Qu’est-ce qui caractérisait les Pieds-noirs au temps de la colonisation de votre pays ?

 

L’Algérien : - L’espaGNOLE était surtout porté sur la bouteille ; l’ItaLIEN aimait sa famille par-dessus tout ; quant au FranSAIT, il prétendait tout savoir ; et tous ces étrangers se moquaient de l’autochtone qui était pour eux une entité aussi inexistante que la quadrature du cercle, ou une bête sauvage qu’on égorge. De ce fait, ils étaient les saigneurs, et nous étions les vassaux sans gain.

 

Le journaliste : - J’ai lu quelque part que votre colonisateur vous accordait quand même certaines libertés ?

 

L’Algérien : - C’est exact. Nous étions en effet libres de claironner « Vive la France ! » ou « Nos ancêtres étaient des Gaulois ! » ; nous étions également libres de choisir les couleurs de notre drapeau, à condition d’opter pour l’emblème tricolore ; en outre, nous étions libres de choisir notre mort entre la pendaison et le peloton d’exécution…

 

Le journaliste : - N’y a-t-il donc aucun point commun entre colons et colonisés ?

 

L’Algérien : - Si. On avait les mêmes idées... phonétiquement s’entend : quand le colon pensait « terrain » ou « terrien », le colonisé pensait « tes reins » ou « t’es rien ! »

 

Le journaliste : - Néanmoins, vous disputiez des parties de football entre Algériens et Français ?

 

L’Algérien : - Oui, mais comme les matches se déroulaient sous la surveillance de l’armée coloniale, il fallait faire très attention ! Au moindre écart de notre part, et c’était le déclenchement des tirs de mitraillettes ! Certes, nous jouions au ballon, mais au... « faute-balles ».

 

Le journaliste : - Et les richesses ? Étaient-elles réparties équitablement entre les deux communautés ? Aviez-vous accès aux mêmes soins par exemple ?

 

L’Algérien : - Disons que c’était « tout » pour eux, et « toux » pour nous.

 

Le journaliste : - Le colonisateur ne vous accordait donc pas le droit d’être « Français » à part entière ?

 

L’Algérien : - Vous savez, comme le disait le tristement célèbre général américain Custer « un bon Indien est un indien mort », pour le Français « un bon Algérien est un Algérien Maure »

 

Le journaliste : - Pouvez-vous nous parler de la condition de la femme dans les deux camps ?

 

L’Algérien : - C’est simple, on disait à la Française : « Reste belle, évite le surmenage » et on criait à l’Algérienne : « Reste bête, et vite le sur-ménage ! »

 

Le journaliste : - Aïe !

 

L’Algérien : - Qu’avez-vous ? Vous vous sentez mal ?

 

Le journaliste : - Oui, j’ai des problèmes avec le gros intestin. C’est le côlon qui me fait des misères.

 

L’Algérien : - Qui ? Le colon ? Encore lui ? Il n’est donc pas parti en 1962 ?

 

Lem

 

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 18:36

50èmeANNIVERSAIRE DE L’INDEPENDANCE

 


 

La Résistante

 

 

Imma Aicha et son fils Rachid après l'indépendance

 

La révolution algérienne a enfanté des héros ; elle a fièrement poussé ses enfants à l’abnégation noble et courageuse. Beaucoup ont sacrifié leur vie à la patrie.  Beaucoup ont subi à maintes reprises les pires supplices dans leur âme et dans leur chair sans jamais abandonner l’idéal révolutionnaire.  Beaucoup d’hommes ont choisi le renoncement pour que vive l’Algérie.

 

Mais aussi beaucoup de femmes, ces êtres considérés naturellement faibles mais dont la force morale et physique dépassait souvent celle de leurs pendants masculins.  Khoufache Aïcha, née Mersel le vendredi treize octobre 1928, étaient de celles-là.

 Une authentique partisane.  Une véritable résistante. 

Une vraie femme.  Une femme algérienne.

 

 

Son époux, Khoufache Abdelkader, était un maquisard de la première heure.  Sa maison sise non loin du centre de la localité de Tichy, au lieudit Tikhribt Aghigha, était un refuge permanent, un passage obligé de nombre de moudjahidine qui transitaient par la station balnéaire.  Plusieurs dirigeants de l’organisation révolutionnaire de la wilaya II furent reçus dans cette demeure bénie.  En plus de l’hébergement des combattants, la maison faisait office de lieu de réunions, de cache d’armes ou de source de renseignements. 

 

Aïcha, ou plutôt « Imma Aïcha[1] », comme l’appelaient affectueusement les moudjahidine, fit bien sûr face à toutes ces tâches ménagères quasi ininterrompues, mais remplissait également d’autres fonctions liées à la Résistance : collecte de fonds, de renseignements, administration des premiers soins aux blessés...

 

Quand son époux tomba au champ d’honneur au mois de décembre 1956, elle se sentit aussitôt investie d’une puissance inattendue.  Au lieu de la plonger dans le désespoir, la mort de son mari raffermit sa détermination à lutter sans relâche pour la liberté de son pays, honorant ainsi la mémoire de l’être cher qu’elle venait de perdre.

 

Contrôlée à plusieurs reprises par l’administration coloniale, mais sans conséquences malencontreuses jusque là, Imma Aïcha connaîtra sa première arrestation en 1959 suite à une délation.  Pendant trois jours, elle subira les affres de la torture et de l’humiliation dans le camp de détention situé à l’entrée est de Tichy, à proximité de « l’auberge des chênes ».  Cette caserne était commandée par un capitaine impitoyable que la population avait affublé du surnom de « Boukhanoufe », allusion faite à son nez disgracieux et proéminent.

 

Le corps de la prisonnière, meurtri par une série de décharges électriques suivie de plusieurs immersions dans l’eau savonneuse et salée jusqu’au bord de l’asphyxie, n’était plus qu’une loque humaine.  A bout de forces, Imma Aïcha perdit connaissance et son cœur s’arrêta de battre.  À l’heure du crépuscule, ses tortionnaires la transportèrent dans les marais de Sidi Labhar, rive droite de la Soummam, et la balancèrent toute nue dans ce pourrissoir.

 

Au petit matin, des nomades Hjarssa,[2] se rendant à la plage pour extraire du sable, entendirent de faibles gémissements de douleur provenant de l’étendue palustre.  Miracle !  Imma Aïcha était encore vivante !  Le souffle court, le regard révulsé, la femme trouva encore le courage de se recroqueviller pour protéger son intimité devant les hommes qui s’affairaient autour d’elle.  Averti rapidement, le chef des ouvriers arriva muni d’une couverture et porta la blessée dans sa tente.  Œil tuméfié, visage boursouflé, plaies purulentes et sales, l’état de la victime faisait peine à voir.  Comment avait-elle pu survivre à ces mauvais traitements ?  Où puisait-elle cette mystérieuse force qui la maintenait en vie ?  Après lui avoir prodigué les premiers soins, les nomades conduiront Imma Aïcha chez un de ses parents résidant à Bougie, Aïssa Khoufache, où un médecin algérien s’emploiera à la remettre sur pieds.

 

Après son rétablissement, Imma Aïcha regagna la localité de Tichy où elle séjourna dans une cave chez son beau-frère Khoufache Rabah.  Mais peu de temps après, ayant eu vent de la « résurrection » de la militante révolutionnaire, le capitaine Boukhnoufe la fit arrêter de nouveau.  La prisonnière sera mise au secret avec tout l’assortiment d’atroces supplices que cette mesure répressive renferme ; sa famille n’aura aucune information à son sujet durant plus de quinze jours.

 

Pendant six mois, elle passa successivement du centre de détention de Tichy, au poste militaire d’Ifoughalène dans le douar d’Aït Bimoune, au camp de concentration de Cap-Aokas établi dans la ferme du colon Tourneux.  Là, elle rencontra trois autres femmes détenues comme elle.  Imma Aïcha croupit plus de vingt-cinq jours dans une amphore étroite, humide et obscure, transformée en cellule pénitentiaire.  Parfois, le fond du cachot était volontairement inondé pour obliger la prisonnière à dormir debout comme le font les oiseaux de basse-cour.  Tous les trois jours, ses bourreaux la soumettaient à un interrogatoire musclé et sauvage.

 

Entre temps, le garde champêtre Mersel Mohand Saïd, père de Imma Aïcha, sollicitera le soutien du directeur d’école de Tichy, Delessal, pour obtenir la libération de sa fille.  Les autorités coloniales accepteront de relâcher la militante à condition que celle-ci cessât toute activité clandestine portant atteinte aux intérêts de la république française. 

 

Or, comme par le passé, la maison de Imma Aïcha continua naturellement à offrir le gîte et le couvert aux combattants de la liberté ; comme par le passé, Imma Aïcha mit naturellement son cœur, son énergie et son courage au service de la Révolution.  Puis, quelque temps après, tout bascula.

 

Cette nuit-là, une centaine de moudjahidine dont le commissaire politique Chérif Ziani, se trouvait dans la demeure des Khoufache.  Subrepticement, tous feux éteints, un half-track[3] se positionna face à l’habitation ciblée et lança ses obus.  Quelques murs s’effondrèrent.  Branle-bas de combat.  Les Moudjahidine s’éparpillèrent et ripostèrent.  Un feu d’enfer s’ensuivit.  Le crépitement des mitraillettes et les tirs d’armes automatiques se mêlaient aux explosions des grenades.  Dans le feu de l’action, un combattant reçut en pleine poitrine un obus l’arrachant au sol et le projetant dans le jardin.  Touché à la jambe, Chérif Ziani sera secouru par Imma Aïcha qui l’éloignera de la fusillade. 

 

L’accrochage dura un peu plus de vingt minutes.  Puis, plus rien.  Les deux camps décrochèrent.  Imma Aïcha récupéra les armes abandonnées au cours de l’affrontement par les hommes des deux formations militaires ennemies.  Elle les enfouit dans un sac et ensevelit celui-ci dans un coin secret du jardin.  Au fond du potager, elle découvrit le corps ensanglanté et sans vie d’un moudjahid ; celui-ci était adossé à un arbuste, le doigt sur la détente de son fusil.  Aidé de ses enfants, elle l’enterra avec ses habits tâchés de sang.

 

Le lendemain, la rafle effectuée par l’armée française aboutit à des arrestations immédiates dont celle attendue de Imma Aïcha ; la militante fut d’abord emmenée manu militari au camp de représailles Oubadi Skala à Bougie où elle subit pendant quatre jours les tortures les plus abominables ; ensuite, elle fut transférée au camp de concentration de Cap-Aokas où elle sera internée jusqu’à l’indépendance.  Entre temps, elle sera jugée par le tribunal d’exception de Sétif qui la condamnera à mort, puis à la réclusion à perpétuité, avant de réduire sa peine à vingt ans de prison ferme suite à un pourvoi en cassation.

 

Mais le 19 mars 1962[4] arriva vite, inondant de son parfum de liberté tout un pays et son peuple.  Un peuple algérien composé d’hommes et de femmes qui, à l’instar de Imma Aïcha, n’avaient reculé devant aucun sacrifice pour venir enfin à bout du régime d’oppression.  La libération de la militante fut triomphale.  Les combattants décidèrent d’aller en nombre l’accueillir à sa sortie.  Des salves bruyantes d’armes à feu saluèrent la grande résistante.  Des larmes montaient aux yeux de certains moudjahidine.  L’émotion fut à son comble. 

 

Quand le cortège s’ébranla pour emmener Imma Aïcha à son domicile de Tichy, elle sortit la tête de la portière et leva les yeux vers le ciel.  Dans le firmament azuré, elle vit le visage souriant de son époux mort au champ d’honneur ; elle lui sourit à son tour, et d’un hochement de tête affirmatif, elle lui dit tout bas, mais en ayant l’impression de crier de toutes ses forces :

 

« Tu peux reposer en paix, Abdelkader.  Ça y est, nous l’avons !...  Nous l’avons notre indépendance !  »

 

Khaled Lemnouer

 



[1] Mère Aïcha.

[2] Casseurs de pierres.

[3] Véhicule blindé, semi-chenillé.

[4] Cessez-le-feu mettant fin à la guerre d’Algérie.

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 17:50

 

 

  

Histoire d'Algérie

Liste des dirigeants de l'Algérie

depuis l'an -215 !

(3ème partie)


 

Régence d'Alger

·       Arudj Barberousse (1515 à 1518)

·       Khayr ad-Din Barberousse (1518 à 1520)

·       Ahmed Ben El Cadi (1520 à 1527)

·       Kheirdine Barbarossa (1527 à 1533)

·       Hassan Agha (1533 à 1545)

·       Hassan Pacha Ibn Kheirdine (1545 à 1551)

·       Salah Rais (1551 à 1556)

·       Mohamed Kourdougli (1556 à 1556)

·       Caid Youssef (1556 à 1556)

·       Yahia Pacha (1556 à 1556)

·       Hassan Pacha Ibn Kheirdine (1556 à 1561)

·       Ahmed Pacha (1561 à 1561)

·       Hassan Pacha Ibn Kheirdine (1561 à 1567)

·       Mohamed Ibn Salah Rais (1567 à 1568)

·       El Euldj Ali (1568 à 1571)

·       Arab Ahmed (1571 à 1573)

·       Caid Ramdan (1573 à 1577)

·       Hassan Veneziano (1577 à 1580)

·       Djaffar Pacha (1580 à 1582)

·       Caid Ramdan (1582 à 1582)

·       Hassan Veneziano (1582 à 1587)

·       Dely Ahmed ( 1587 a 1589)

·       Khider (1589 à 1591)

·       Chaabane (1591 à 1595)

·       Khider (1595 à 1596)

·       Mustapha (1596 à 1599)

·       Deli Hassan Boukricha (1599 à 1600)

·       Suleymane (1600 à 1604)

·       Khider (1604 à 1605)

·       Mustapha El Koussa (1605 à 1607)

·       Redouane (1607 à 1610)

·       Mustapha El Koussa (1610 à 1611)

·       Mustapha (1611 à 1614)

·       Hocine (1614 à 1616)

·       Mustapha (1616 à 1617)

·       Suleymane Pacha (1617 à 1618)

·       Hocine Pacha (1618 à 1619)

·       Sidi Saref Hadji (1619 à 1621)

·       Hocine Pacha, gouverneur de Sousse (1621 à 1623) - Épidémie de peste à Alger, bombardement anglais, bombardement hollandais

·       Mourad Pacha El Aama (1623 à 1624)

·       Ibrahim Pacha (1624 à 1624)

·       Sidi Saref Hadji (1624 à 1626)

·       Hocine Pacha (1626 à 1630)

·       Younes Pacha (1630 à 1632)

·       Hocine Pacha (1632 à 1634)

·       Youssef Pacha (1634 à 1637)

·       Ali Pacha ( 1637 a 1639)

·       Cheikh Hocine (1639 à 1640)

·       Abou Jamal Youssef (1640 à 1642)

·       Mohamed Boursali (1642 à 1645)

·       Ali Betchine (1645 à 1645)

·       Mohamed Boursali (1645 à 1647)

·       Abou Jamal Youssef (1647 à 1647)

·       Othmane (1647 à 1651)

·       Mohamed (1651 à 1653)

·       Tobal (1653 à 1655)

·       El Hadj Ahmed (1655 à 1656)

·       Ibrahim (1656 à 1656)

·       El Hadj Ahmed (1656 à 1657)

·       Ismail Ibn Ibrahim (1657 à 1659)

·       Khelil (1659 à 1660)

·       Ramdan (1660 à 1661)

·       Chaabane (1661 à 1665)

·       Ali (1665 à 1671)

·       Hadj Mohamed (1671 à 1681)

·       Baba Hassen (1681 à 1683)

·       El Hadj Hussein Pach el Dey anciennement Mezzo Morto (1683 à 1688)

·       Ibrahim Khodja ( 1688 a 1688)

·       Hadj Chaabane Bey (1688 à 1695)

·       El Hadj Ahmed (1695 à 1698)

·       Baba Hassen (1698 à 1700)

·       Hadj Mustapha (1700 à 1705)

·       Hocine Khodja (1705 à 1707)

·       Mohamed Baktache ( 1707 a 1710)

·       Dely Brahim (1710 à 1710)

·       Ali Chaouch (1710 à 1718)

·       Mohamed Ben Hassan (1718 à 1724)

·       Kourd Abdi (1724 à 1732)

·       Baba Ibrahim (1732 à 1745)

·       Ibrahim Koutchouk (1745 à 1748)

·       Mohamed Ben Bekir anciennement Il Retorto (1748 à 1754)

·       Baba Ali Bou Sbaa (1754 à 1766)

·       Mohamed Ben Osmane Khodja (1766 à 1791)

·       Dey Hassan (1791 à 1798) - Père de la célèbre Khedaouedj el aamia, et beau-père du futur Dey Hussein.

·       Dey Mustapha (1798 à 1805)

·       Ahmed Khodja Bey (1805 à 1808)

·       Hadj Ali (1808 à 1809)

·       Hadj Ali (1809 à 1815)

·       Mohamed Kharnadji (1815 à 1815)

·       Omar Agha ( 1815 a 1817)

·       Ali Ben Ahmed (1817 à 1818)

·       Dey Hussein (1818 à 1830)

Colonisation française 

·       Charles X (1830 à 1830)

·       Louis Philippe (1830 à 1848)

·       Louis Napoléon Bonaparte (1848 à 1852)

·       Napoléon III (1852 à 1870)

·       Louis Jules Trochu (1870 à 1871)

·       Adolphe Thiers (1871 à 1873)

·       Patrice de Mac-Mahon (1873 à 1879)

·       Jules Grévy (1879 à 1887)

·       Marie François Sadi Carnot (1887 à 1894)

·       Jean Casimir-Perier (1894 à 1895)

·       Félix Faure (1895 à 1899)

·       Émile Loubet (1899 à 1906)

·       Armand Fallières (1906 à 1913)

·       Raymond Poincaré (1913 à 1920)

·       Paul Deschanel (1920 à 1920)

·       Alexandre Millerand (1920 à 1924)

·       Gaston Doumergue (1924 à 1931)

·       Paul Doumer (1931 à 1932)

·       Albert Lebrun (1932 à 1940)

·       Charles de Gaulle (1940 à 1946) (...)

·       Félix Gouin ( 1946 a 1946)

·       Georges Bidault ( 1946 a 1946)

·       Léon Blum (1946 à 1947)

·       Vincent Auriol (1947 à 1954)

·       René Coty (1954 à 1959)

·       Charles de Gaulle (1959 à 1962)

République algérienne

·       Ahmed Ben Bella (1962 à 1965)

·       Houari Boumedienne (1965 à 1978)

·       Rabah Bitat (1978 à 1979)

·       Chadli Bendjedid (1979 à 1992)

·       Mohamed Boudiaf (1992 )

·       Ali Kafi (1992 à 1994)

·       Liamine Zeroual (1994 à 1999)

·       Abdelaziz Bouteflika (1999 à aujourd'hui)

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 17:45

 

 

  

Histoire d'Algérie

Liste des dirigeants de l'Algérie

depuis l'an -215 !

 

 (2ème partie) 

 


Dynastie Hammadide 

·       Hammad ibn Bologhine (1014 à 1028) - fils de Bologhine ibn Ziri et prince Ziride il fonde la dynastie des Hammadides

·       al-Qaid ibn Hammad (1028 à 1045)

·       Muhsin ibn Qaid (1045 à 1046)

·       Bologhine ibn Muhammad ibn Hammad (1046 à 1062)

·       an-Nasir ibn Alnas ibn Hammad, (1062 à 1088)

·       al-Mansur ibn Nasir (1088 à 1105)

·       Badis ibn Mansur (1105)

·       Abd al-Aziz ibn Mansur (1105 à 1121)

·       Yahya ibn Abd al-Aziz (1121 à 1152)

Dynastie Almoravide 

·       Youssef Ibn Tachfin (1061 à 1106) - fondateur de la dynastie Almoravide

·       Ali Ben Youssef (1106 à 1142)

·       Tachfin Ben Ali (1142 à 1146)

·       Ibrahim Ben Tachfin (1146-1147)

·       Ishaq Ben Ali (1147)

Dynastie Almohade

·       Abd al-Mumin (1145 à 1163) - fondateur de la dynastie des Almohades

·       Abu Yaqub Yusuf (1163 à 1184)

·       Abu Yusuf Yaqub al-Mansur (1184 à 1199)

·       Muhammad an-Nasir (1199 à 1213)

·       Yusuf al-Mustansir (1213 à 1223)

·       Abd al-Wahid al-Makhlu (1223)

·       Abu Muhammad al-Adil (1224 à 1227)

·       Yahya al-Mutasim (1227 à 1235)

·       Abu al-Hasan as-Said al-Mutadid (1242 à 1248) - il réussit à récupérer une partie de l'ouest de l'Algérie alors annéxé par les Hafsides

Dynastie Hafside

·       Yahya I (1229-1249)

·       Muhammad I al-Mustansir (1249-1277)

·       Yahya II al-Watiq (1277-1279)

·       Ibrahim I (1279-1283)

·       Abd al Aziz I (1283)

·       Ahmad Ibn Abi Umara (1283-1284)

·       Omar I (1284-1295)

·       Muhammad II al-Muntasir (1295-1309)

·       Abu Bakr I ach-Chahid (1309)

·       Khalid I an-Nasir (1309-1311)

·       Zakarija I al-Lihyani (1311-1317)

·       Muhammad III al-Mustansir al-Lihyani (1317-1318)

·       Abu Bakr II al-Mutawakkil (1318-1346)

·       Omar II (1346-1347)

·       (court règne du mérinide Abu al-Hasan ben Uthman (1347))

·       Ahmad I al-Fadî al-Mutawakkil (1348 - 1350)

·       Ibrahim II al-Mustansir (1350-1369)

·       Khalid II (1369-1370)

·       Ahmad II al-Mustansir (1370-1394)

·       Abd al-Aziz II al-Mutawakkil (1394-1434) - sous son règne l'empire s'étend d'Alger à Tripoli

·       Muhammad IV al-Mutansir (1434-1435)

·       Othman (1435-1488)

·       Yahya III (1488-1489)

·       Abd al-Mumin (1489-1490)

·       Zakariya II (1490-1494)

·       Muhammad V al-Mutawakkil (1494-1526)

Dynastie Zyanide

·       Yghomracen Ibn Zyan (1236 à 1283) - Fonde la dynastie dont la capitale est Tlemcen. Cette dynastie est également appelée Abdalwadide.

·       Othmane Ibn Yghomracen (1283 à 1304)

·       Abou Zeyane Mohamed Ier Ibn Othmane (1304 à 1308)

·       Abou Hammou Moussa II (1353 à 1389) - Prend Alger.

·       Abou Zeyane (1389 à 1389)

·       Abou El Hadjadj Youssef (1389 à 1393)

·       Abou Zeyane (1393 à 1399)

·       Abou Mohamed (1399 à 1401)

·       Abou Abdallah El Tensi (1401 à 1410)

·       Moulay Said Ibn Abou Hammou (1410 à 1411)

·       Abou Malek (1411 à 1425)

·       Abou Fares (1425 à 1425)

·       Abou El Abas Ahmed (1425 à 1425)

·       Moulay Mohamed (1425 à 1435)

·       Moulay Abdallah (1435 à 1437)

·       Abou Zeyane (1437 à 1438)

·       El Moutawakel (1438 à 1475)

·       Mohamed (1438 à 1460)

·       Abou Zakaria (1460 à 1488)

·       Abou Abdallah Mohamed (1488 à 1505)

·       Abou Abdallah Mohamed II (1505 à 1512) - il traite avec les espagnols qui contrôle déjà Alger, Oran , Béjaïa, Mers el Kébir et Ténès. Les Algériens font appel aux Ottomans pour venir les aider.

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 16:55

 

 

  

Histoire d'Algérie

Liste des dirigeants de l'Algérie

depuis l'an -215 !

 

(1re partie)

 

 

 

 

Rois numides 

·       Rois de la Numidie occidentale des Massaessyles :  

o   Roi Syphax (215 av J.C à 220 av J.C)

·       Rois de la Numidie orientale des Massyles :  

o   Roi Zelalsen (vers 225 av J.C jusqu'à vers 215 av J.C)

o   Roi Gaïa (vers 215 av J.C à 207 av J.C)

o   Roi Ozalces (207 à 206 av JC)

o   Roi Capusa (206 à 206 av JC)

o   Roi Lacumazes (206 à 206 av JC)

o   Roi Massinissa (206 à 202 av JC), qui unifia la Numidie

·       Rois de la Numidie unifiée :  

o   Roi Massinissa (202 à 148 av JC)

o   Roi Micipsa (148 à 118 av JC)

o   Roi Gulussa (148 à 145 av JC) - vice-roi, ministre de la guerre

o   Roi Mastanabal (145 à 118 av JC) - vice-roi, ministre de la justice

o   Roi Adherbal (118 à 112 av JC)

o   Roi Hiempsal I (118 à 118 av JC)

o   Roi Jugurtha (118 à 106 av JC)

o   Roi Gauda (106 à 88 av JC)

o   Roi Hiempsal II (88 à 60 av JC)

o   Roi Juba I (60 à 46 av JC)

·       Souveraineté saisie par la République romaine ( 46 a 30 a JC)

·       Roi Juba II (30 à 23 av JC)

·       Roi Ptolémée de Maurétanie (23 av JC à 40 ap JC) - Fin de la dynastie numide.

Occupation romaine 

·       Empereur Auguste (25 av JC à 14)

·       Empereur Tibère (14 à 37) - Tacfarinas dirige une résistance

·       Empereur Caligula (37 à 41)

·       Empereur Claude Ier (41 à 54)

·       Empereur Néron (54 à 69)

·       Empereur Vespasien (69 à 79)

·       Empereur Titus (79 à 81)

·       Empereur Domitien (81 à 96)

·       Empereur Nerva (96 à 98)

·       Empereur Trajan (98 à 117)

·       Empereur Hadrien (117 à 138)

·       Empereur Antonin le Pieux (138 à 161)

·       Empereur Marc Aurèle (161 à 180)

·       Empereur Commode (180 à 192)

·       Empereur Septime Sévère (193 à 211)

·       Empereur Caracalla (211 à 217)

·       Empereur Macrin (217 à 218) - Cet empereur est issu de Cherchell

·       Empereur Élagabal (218 à 222)

·       Empereur Sévère Alexandre (222 à 235)

·       Empereur Dioclétien (284 à 285)

·       Empereur Maximien Hercule (285 à 305)

·       Empereur Constance Chlore (305 à 306)

·       Empereurs d'Occident, jusqu'à Honorius (395-423), puis Valentinien III (425-455) qui perd en 439 le contrôle du pays au profit de la domination partielle vandale.

Occupation vandale 

·       Roi des Vandales Genséric (430 à 477)

·       Roi Hunéric (477 à 484) - révolte des Berbères Circoncellions

·       Roi Gunthamund (484 à 496)

·       Roi Thrasamund (496 à 523)

·       Roi Hildéric (523 à 530) - son général Hoamer subit une défaite face aux Berbères.

Occupation byzantine

·       Empereur Justinien (530 à 565)

·       Empereur Justin II (565 à 578)

·       Empereur Tibère II (578 à 582)

·       Empereur Maurice Ier (582 à 602)

·       Empereur Phocas (602 à 610)

·       Empereur Héraclius (610 à 641)

·       Empereur Constantin III (641 à 641)

·       Empereur Heraclonas (641 à 641)

·       Empereur Constant II (641 à 647)

Califat Omeyade

qui succède aux 4 califes dit "el Rashidun"

·       Khalife Muawiya Ier (647 à 656)

·       Khalife Yazid Ier (680 à 683)

·       Khalife Muawiya II (683 à 684)

·       Khalife Marwan Ier (684 à 685)

·       Khalife Abd el Malik (685 à 705) - Alger est prise aux Byzantins.

·       Khalife Al Walid Ier (705 à 715)

·       Khalife Suleymane Ibn Abd el Malik (715 à 717)

·       Khalife Omar II (717 à 720)

·       Khalife Yazid II (720 à 724)

·       Khalife Hisham Ibn Abd el Malik (724 à 743)

Révolte berbère

(743 à 776) - L'Afrique du Nord s'enflamme sous la direction d'une révolte berbère contre l'impôt et le rite sunnite des Omeyyades qui seraient responsables de la mort de Ali ibn Abi Talib. Une armée berbère impose la défaite à deux armées arabes omeyades (à Chlef et dans le Constantinois) venues d'Espagne et de Damas. L'armée berbère se met en marche , et part de Béjaïa pour réformer le monde islamique.

Dynastie Roustemide

·       Imam Abderahmane Ibn Roustoum (776 à 784)

·       Imam Abdelwahab Ibn Abderahman (784 à 832)

·       Imam Aflah ibn abdelwahab (832 à 871)

·       Imam Abou Bakr Ibn Aflah (871 à 871)

·       Imam Mohamed Abou Yaqzan (871 à 894)

·       Imam Youssef Abou Hatem (894 à 897)

·       Imam Yaakoub Ibn Aflah (897 à 901)

·       Imam Youssef Abou Hatem - encore - (901 à 906)

·       Imam Yakzan Ibn Mohamed (906 à 909)

Dynastie Fatimide

·       Imam Obeyd Allah El Mahdi Bi Allah - (909 à 934). Les armées berbères Kutama de basse Kabylie fondent, sous Ubayd Allah al-Mahdi, la dynastie Fatimide. Les Kutamas mettent fin à la dynastie Rostemides et conquièrent l'Ifriqiya. Lorsqu'ils transfèrent leur cour en Égypte, ils nomment la dynastie Ziride pour les remplacer et imposer l'union.

Dynastie Ziride

·       Ziri ibn Menad (935 à 973)

·       Bologhine ibn Ziri (973-983) - construit la ville musulmane d'Alger

·       al-Mansur ibn Bologhine (983-995)

·       Badis ibn Mansur (995-1015)

·       al-Muizz ibn Badis (1015-1062) - les Hilaliens, envoyés par les Fatimides, détruisent Kairouan, la capitale des Zirides est transféré à Mahdia

·       Tamim ibn al-Muizz (1062-1108)

·       Yahya ibn Tamim (1108-1131)

·       Ali ibn Yahya (1115-1121)

·       al-Hasan ibn Ali (1121-1148)

 

(A suivre)

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 18:15

Kherrata la martyre

 

v-copie-1

 

K herrata, te souviens-tu, te souviens-tu 8 mai ? 

H ommes, femmes et vieillards, enfants et bébés.

E xterminés, torturés, mutilés, humiliés.

R atissages, horreurs, terreurs et atrocités.

R épression, blessures, génocide sans pitié.

A ssassinats, massacres, haine, hostilités.

T e souviens-tu, Kherrata, te souviens-tu 8 mai ?

A h ! Fier peuple martyr, frères et sœurs mes aînés.

 

L ’Histoire indélébile n’est pas effacée.

A utour, ici, là, là-bas et ailleurs, c’est marqué.

 

M artyre dans ta chair et dans ton âme blessée,

A rriveras-tu à guérir tes profondes plaies,

R ançon payée pour la dignité, la liberté ?

T e souviens-tu, Kherrata, te souviens-tu 8 mai ?

Y eux mouillés, tristesse et le cœur mortifié,

R emémore, remémore encore pour ne pas oublier,

E t glorifie tes chers enfants morts... immortalisés !

 

 

 

 

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 19:17

 

32ème ANNIVERSAIRE DU PRINTEMPS BERBERE 1980


Ouvrez les liens suivants pour voyager au coeur de ces événements historiques


h.jpg

 

Dossier "Tafsut n Imazighen"

http://www.tamazgha.fr/rubrique.php3?id_rubrique=139

 

Vives remerciements au site TAMAZGHA.FR

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 15:24

 

Documents anciens dépeignant la région de Kherrata envoyés

par Mouloud Zekkar, fils de Kherrata et de M’Sila.

 

Qu’il en soit chaleureusement remercié ici.

 

 

Vue-aerienne-kherrata.jpg


 

Dans sa description du pittoresque des gorges de Kherrata, Martial Rémond se laisse aller dans…

 

«Les mots sont impuissants à dépeindre la sauvage et grandiose harmonie de ces entassements de roches dont on ne voit ni la cime ni la base, perdues dans le même infini de cieux et de gouffres...

 

Il faut savoir s'arrêter et se laisser envoûter par toute cette majestueuse grandeur, goûter le subtil délice d'une pointe de vertige, admirer tour à tour l'ensemble et le détail, le ruissellement des eaux et le chant des cascades, les jeux incessants de la lumière et des ombres et aussi l'incomparable variété d'agencements et de coloris de ces masses informes : encorbellements audacieux, arêtes déchiquetées, panneaux craquelés, plissements fantastiques, toute la somptuosité de la pierre et du rocher»

 

 

 

Martial Rémond est Né à Manterau en 1882 et mort en 1980 à Saint-Julien-en-Genevois, est un ingénieur agronome qui a administré la commune mixte de la Soummam (1916 à 1926) puis de Fort National (1926 à 1940) avant de rejoindre Alger. Il s'exprimait bien en kabyle.

 

Il quitte l'Algérie en 1948 où il revient à 90 ans, en 1972, pour une dernière visite avant sa mort survenue en mai 1980. En plus des travaux divers dont Un village kabyle et la collecte de 183 proverbes kabyles (1928-1932), Martial Rémond a publié aux éditions Braconnier, Alger, entre autres, Au cœur du pays kabyle (1932), réédité en mai 2001 aux éditions algériennes Zyriad, La Kabylie (1937), Djurdjura, Terre de contraste (1940),

 

Les kabylies (1954). Cette courte biobibliographie nous fait découvrir un homme sensible déchiré entre sa passion d'écrivain enrichissante et sa fonction d'administrateur et représentant du colonialisme appauvrissant.

 

                                                                                                                 


Recueil des Notices et Mémoires de la

Société Archéologique de la Province de Constantine

 RECUEIL DES NOTICES ET MEMOIRES DK LA PROVINCE DE CONSTANTINE 
 5e volume de la deuxième Série 
 1871-1872. - QUINZIEME VOLUME DE LA COLLECTION CONSTANTINE 
 L. ARNOLET, Libraire-éditeur, rue du Palais 
 BASTIDE, LIBRAIRE-ÉDITEUR 
 Place du Gouvernement 
 CHALLAMEL aîné. Éditeur 
 30, rue des Boulangers 
 1872 
 V- 1 5 
   
 UNIVERSITY OF FLORIDA LIBRARIES 
 RECUEIL DES NOTICES ET MÉMOIRES DE LA SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE DE LA PROVINCE DE CONSTANTINE 
 TYPOGRAPHIE L. ARNOLET. 
 RECUEIL DES NOTICES ET MÉMOIRES DE LA PROVINCE DE CONSTANTINE 
 5e VOLUME DE LA DEUXIEME SERIE 
 1871-1872. - QUINZIEME VOLUME DE LA COLLECTION CONSTANTINE 
 L. ARNOLET, Libraire-éditeur, rue du Palais 
 BASTIDE, LIBRAIRE-ÉDITEUR Place du Gouvernement PARIS 
 CHALLAMEL aîné. Éditeur 30, rue des Boulangers 
 1872 

 

Le cheikh des Kherrata du Babor

 

Le 7 mai 1856, le cheikh des Kherrata du Babor, le meilleur de nos chefs indigènes dans cette partie de la province, fut assassiné par ses gens ; il avait été invité à une noce où il devait être tué, de telle sorte que sa mort pût nous être présentée comme un accident arrivé dans la fête ; mais une discussion survenue entre lui et quelques individus, à propos d'un vol, fit que les choses ne se passèrent point comme cela avait été projeté. Pendant cette discussion, un coup de fusil fut, devant tout le monde, tiré au cheikh ; on se jeta sur lui, et son cadavre fut horriblement mutilé.

 

 

— 156 —

 

 

Déjà, depuis quelques mois, plusieurs de nos cheikhs avaient été assassinés dans le Babor; on avait pu croire que ces crimes n'étaient que le résultat de vengeances personnelles. Mais, cette fois, les circonstances n'étaient plus les mêmes ; le cheikh des Kherrata était tomé dans un guet-apens qu'avaient préparé toutes les tribus du Babor. Une prompte punition devait frapper les gens qui nous étaient désignés, comme les chefs du complot. Le colonel Desmarels, commandant la subdivision de Sétif, envoya sur les lieux le chef du bureau arabe avec des goums. Le 10, au soir, cet officier écrivait que les Irzer-ou-Fetis, des Beni-Meraï, sur lesquels il avait cru d'abord pouvoir compter, faisaient cause commune avec les Kherrata et entraînaient avec eux les Menchar, les Beni-Menallah et les Oulad-Salah. Il faisait ressortir, en même temps, l'avantage qu'on retirerait d'une prompte agression exécutée avant que les contingents kabiles aient pu se réunir.

A neuf heures du soir, le 10, le bataillon de tirailleurs indigènes de Sétif, fort de trois cent vingt hommes, fut dirigé sur le Babor. Il arrivait, à quatre heures du matin, au point qui lui était désigné.

 

Après avoir pris quelques heures de repos, ce bataillon fut lancé sur le village des marabouts des Kherrata.

La mosquée de Sidi-Allia et les maisons furent brûlées, malgré la résistance des Kabiles. Mais, malheureusement, les hommes se laissèrent emporter par leur ardeur ; il fallut perdre beaucoup de temps dans la retraite. Les Ka- biles s'étaient réunis ; ils serrèrent de près les tirailleurs et le goum, qui durent se retirer devant le nombre, toujours croissant, des insurgés, auxquels venaient se joindre des hommes de toutes les tribus du Babor, descendant de la montagne au bruit de la poudre.

 

 

- 157 —

 

La retraite s'effectua, néanmoins, en assez bon ordre jusqu'au passage de l’oued-Berd ; là, les tirailleurs furent assaillis par diverses (factions des Amoucha, dont on n'avait pas prévu les intentions hostiles. Accablés par le nombre, les tirailleurs ne songent plus qu'à regagner, au plus vite, un territoire ami; mais, dans ce mouvement, ils perdent une centaine d'hommes tués ou disparus.

 

En apprenant la nouvelle de cette échauffourée, à laquelle on était loin de s'attendre en ce moment de tranquillité, le général Maissiat, commandant la province (de Constantine), dirigea immédiatement des troupes sur Sétif, et se rendit lui-même sur les lieux pour empêcher le mouvement insurrectionnel de se propager.

Le 11 mai, à onze heures du matin, avec sept bataillons et la cavalerie, le général, parti de Medjaz-en-Noug, poussait une reconnaissance chez les Khelf-Allah, à cinq kilomètres du camp, ou de nombreux rassemblements s'étaient donné rendez-vous sur le versant du Djebel-Mentanou et au pied du Babor. Arrivé à Aïn-Soultan, le général et son état- major, qui se trouvaient à près d'un kilomètre en avant de la troupe, sont accueillis par une vive fusillade, qui blesse plusieurs hommes de l'escorte. L'ennemi occupe une forte position sur les deux rives de l'Oued-Berd, défendant, d'un côté, les villages des marabouts de Sidi-Rezek-ellah, et, de l'autre, les jardins et les villages d'Aïn-Soultan, en garnissant les crêtes du Djebel-Mentanou. De ces deux positions, il fait un feu croisé sur la tête de colonne qui débouche par la vallée. Le colonel de Margailel est lancé, avec sa brigade, à l'assaut des hauteurs, et il s'en empare en délogeant l'ennemi des cimes du Djebel-Mentanou.

 

 

 

— 158 -

 

Pendant ce temps, le colonel Liébert, avec ses tirailleurs, débordait la position de Sidi-Rezek-Allah. Victorieuses sur tous les points, les troupes occupaient d'excellentes positions défensives ; mais l'heure était avancée, et l'ennemi, embusqué à distance, n'attendait que le signal du mouvement de retraite pour talonner nos bommes, qui allaient être obligés de traverser, de nuit, les passages, accidentés et coupés de ravins, les séparant du camp. Le général Maissiat, avec sa vieille expérience de la manière de combattre des Kabiles, jugea à l'instant le danger de cette retraite faite dans l'obscurité ; ne voulant laisser à l'ennemi aucune chance de prendre une revanche, il ordonna aux troupes de bivouaquer sur le terrain même du combat. Les Kabiles, mystifiés par celte tactique, à laquelle ils ne s'attendaient pas, car ils nous voyaient sans tentes et sans vivres pour la nuit, n'osaient plus tirer un seul coup de fusil sur nos lignes de défense.

 

Vers le milieu le la nuit, un convoi de ravitaillement arriva du camp aux troupes engagées, et, le lendemain matin, le camp lui-même venait rejoindre et s'établissait autour d'Aïn-Soultan.

 

L'inaction des Kabiles dura quarante-huit heures ; le 2 juin, vers midi, ils se montrèrent tout à coup devant les grand'gardes, au sommet du Mentanou, qu'ils attaquèrent avec acharnement. La veille, deux bataillons du

61e zouaves, revenant de Crimée, avaient rejoint la colonne. Cette troupe, pleine d'ardeur, ne demandait qu'à être lancée en avant à la première occasion ;

 

 

— 159 —

 

Le général lui fit franchir la montagne, et les Kabiles, coupés ainsi de leur ligne de retraite, éprouvèrent des pertes telles, que, le lendemain, des offres de soumission arrivaient de tous côtés. Plusieurs villages, entre autres, celui de Taguerboust, avaient été détruits, et nos tirailleurs avaient escaladé les contreforts du Babor, chassant devant eux et dispersant les contingents ennemis.

 

Quelques jours après, le général Maissiat portait son camp à Sidi-Talloul, au sommet de la montagne, et employait immédiatement toutes ses troupes à ouvrir des routes stratégiques. Le meilleur moyen de dominer ces populations indociles était, en effet, de rendre leurs montagnes abruptes accessibles de tous côtés, et de démontrer qu'à la moindre velléité de révolte de leur part, il nous serait facile, à l'avenir, de nous porter rapidement et sans difficultés au cœur même du pays. Sous la direction de l'infatigable colonel du génie Breton, des voies de communications étaient tracées sur les crêtes les plus escarpées el les pentes les plus raides, où, jusque-là, les chèvres seules avaient pu parvenir. Au bout de quelques jours, les cavaliers pouvaient suivre, au trot de leurs chevaux, un chemin de deux mètres de large, qui, de l’Oued-Berd (Sidi-Merouan), s'élevait en lacets jusqu'à

Sidi-Talloul et à Bou-Medernis, longeait le vaste col qui sépare la croupe du Babor de l'arête du Tababort, et allait descendre sur le versant Est de la chaîne de montagnes, vers Drâ-el-Gotran.

 

Pendant l'exécution de ces travaux si utiles, quelques fractions récalcitrantes, telles que les Beni-Dracen, les Oulad-Aïad, les Beni-Salah et autres, osèrent inquiéter nos chantiers; le châtiment infligé à leurs villages ne

 

 

— 160 —

 

 se fit pas attendre, et reconnaissant enfin leur impuissance, tous les montagnards demandèrent à se soumettre. 
 C'est alors que, pour surveiller de plus près l'attitude des gens de ce pays, si souvent indociles, fut décidée la création d'un poste avancé au pied du Babor. Le choix balança un instant entre l'emplacement de Drà-el-Kaïd et celui de Takitount; le dernier fui désigné, el la construction du fortin poussée avec activité. 

 

 

En quittant la région du Babor, le général Maissiat continua l'œuvre, éminemment utile, qu'il avait si bien commencée. Partant de ce système pratique, qu'un pays n'est réellement maintenu dans la soumission qu'autant qu'il est accessible et pénétrable, il porta toutes ses troupes sur la ligne de Sétif à Gigeli, qu'il voulait relier par une bonne route muletière. Ce travail fut poussé avec activité; le reste de la province jouissait, à cette époque, d'une tranquillité parfaite. On put y employer toutes les troupes disponibles. Des travaux d'art nombreux, aux abords des ravins, un pont jeté sur l'Oued-Missn, étaient déjà en voie d'exécution, quand le général Maissiat, toujours campé au milieu de ses troupes, reçut, en 1857, l'ordre de se diriger avec elles vers le Jurjura, pour appuyer les opérations de maréchal Randon dans cette partie de la Kabilie. Les troupes de la division de Constantine passèrent par la crête du Drà-el-Aib pour aller camper à Akbou, auprès du bordj de Ben-Ali-Cherif

   
 Le 17 juin, après un rude combat, elles s'emparaient du col de Chellala, ou de nombreux contingents des Zouaoua étaient rassemblés. Cette diversion active du général Maissiat contribua puissamment à diviser les forces de l'ennemi et facilita les opérations des colonnes sous les ordres directs du gouverneur. 
   
 — 161 — 
   
 On sait que cette campagne, pendant laquelle fut créé, au cœur du pays des Zouaoua, le poste de Fort-Napoléon, eut pour résultat la soumission définitive des tribus du Jurjura. 
   
   

 
   
   

CHABET EL-AKRA

 

On donne le nom de Chabet el-Akra (ravin de la mort) à une gorge superbe de la chaine des Babor par laquelle s'écoulent les eaux de l'oued Agrioun. Le défilé, entre la ferme de Karrata en amont et le bordj du Caid en aval, à 10 km de long ; il est bordé de murailles de 1700 à 1800 mètres de haut, rochers à pic de l'aspect le plus grandiose, dont les sommets sont boisés et si rapprochés que le soleil n'y pénètre qu'à l'heure de midi.

Cette région est certainement une des plus belles de l’Algérie ; par sa végétation, par son climat, par ses beautés alpestres, elle rappelle certaines montagnes du centre de l'Europe.

 

 

GUSTAVE-LÉON NIOX,

GÉOGRAPHIE MILITAIRE VI ALGÉRIE et Tunisie Par le Colonel NIOX 2ème édition avec UNE GRANDE CARTE DU SAHARA (252Ko) AU 1/12.000.000e et Croquis dans le texte. PARIS LIBRAIRIE MILITAIRE DE L. BAUDOIN et Cie IMPRIMEURS-ÉDITEURS 30, Rue et Passage Dauphine, 30 1890 Tous droits réservés.

GUSTAVE-LÉON NIOX Tome 6 PREMIERE EDITION : Algérie et Tunisie, Baudouin, 1884, 423 p. Algérie et Tunisie, 1890 (2e édition), 437 p. Commandant Niox, Algérie, géographie physique, Paris, Baudouin,

 

 


                The country is so grand that I can find no words in which adequately to describe it… When within 50 kilometers of Bougie we entered the Gorge de Chabet-el-Akra, and enjoyed the finest road and most beautiful scenery I have ever seen since I began automobiling… A very narrow, winding road runs along the foot of the gorge; the precipitous walls towered several thousand feet above us, while below rushed the turbulent river. As we passed by, cascades falling from the tops of the cliffs at various points covered us with spray. Though the passage through the mountain at this point is only seven kilometers long, its beautiful scenery and unique formation make it well worth the entire trip from the United States to Africa to see.

 

 

 

          …Le pays estsi grandiose que je ne trouve pas les mots par lesquels le décrire adéquatement ...

à 50 kilomètres de Bougie, nous pénétrons les gorges du Chabet-el-Akra, pour enfin apprécier la meilleure route et les plus beaux paysages que j'aie jamais vus depuis que j’ai commencé à sillonner le monde en automobile...

…Unetrès étroite et sinueuse route longeait le pied de la gorge, les murailles en précipice s’élançaient en tours géantes à plusieurs milliers de pieds au-dessus de nous, tandis qu'au fond se ruait la turbulente rivière. Du haut des falaises, déferlaient en divers points sur notre passage, des cascades bruyantes qui nous couvraient de brume épaisse. Bien qu’à ce point le passage à travers la montagne ne fût que de sept kilomètres de long, ses beaux paysages et ses formations uniques méritent à eux seuls la totalité du voyage des États-Unis à l'Afrique.

W. K. Vanderbilt, Jr. (Comme qui dirait le Richard Bronson de l’époque…)

 

 

"A trip through Italy, Sicily, Tunisia, Algeria and southern France" (Through Italy Sicily Tunisia and Algeria by motor) W. K. VANDERBILT, Jr. NEW YORK PRIVATELY PRINTED 1918 Copyright, 1918 By W. K. Vanderbilt, Jr.

 

 

 

 

                                             

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                                                                         

 

 

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Published by Lem - dans Histoire
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