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  • : Parler de tout un peu, mais surtout de la ville historique et pittoresque de Kherrata. Merci de contribuer à l’enrichissement de ce blog.
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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 19:02

 

Algérie, mon amour !


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Coup de gueule à la suite de la suite sans suite…

 

Qui aime l’Algérie ?

Sont-ce ces concepteurs de réformes en tous genres qui élaborent des plans d’action où l’action reste toujours en plan ?

 

Qui aime l’Algérie ? 

Sont-ce ces champions de l’économie de marché qui font marcher l’économie en engendrant des « ben et fils » ?

 

Qui aime l’Algérie ? 

Sont-ce ces malhonnêtes de tous bords qui utilisent la prière pour se donner une apparence de mâles honnêtes ?

 

Qui aime l’Algérie ? 

Est-ce cet élu qui pense d’abord à « louis » avant de penser aux autres ?

 

Qui aime l’Algérie ?

Sont-ce ces messieurs de la censure qui sont sûrs des ravages qu’entraînent leurs coupures, et qui apprécient les navets mais pas les fruits ?

 

Qui aime l’Algérie ? 

Est-ce cet historien dont les écrits vains plongent l’Histoire dans les histoires ?

 

Qui aime l’Algérie ? 

Sont-ce ces réformateurs du système éducatif qui ne veut pas dire son nom et qui affirme toujours son non ?

 

Qui aime l’Algérie ? 

Est-ce cet agriculteur qui préfère la pêche à la bêche ?

 

Qui aime l’Algérie ? 

Sont-ce les pays étrangers amis pour lesquels le mot ami est parfaitement étranger ?

 

Qui aime l’Algérie ?

Est-ce ce trabendiste qui grève l’économie du pays en valorisant les produits étrangers au détriment des produits nationaux, et qui gagne « impôts » beaucoup ?

 

Qui aime l’Algérie ? 

Sont-ce ce père et cette mère dont le devoir est d’élever convenablement leur progéniture, et qui ont fait de ces petits êtres des êtres petits ?

 

Qui aime l’Algérie ? 

Est-ce cet enseignant qui ne fait aucun effort de réflexion notable pour améliorer son enseignement, et qui se contente de regarder sa fiche en se disant que le reste ne le regarde pas et qu’il s’en fiche ?

 

Qui aime l’Algérie ? 

Est-ce ce responsable local qui n’est jamais à l’écoute de ses administrés, et qui vit aux dépens de ceux qu’il égoutte ?

 

Qui aime l’Algérie ?

Est-ce ce médecin qui est absent à son poste parce qu’il s’occupe des cachets de l’administration au lieu d’administrer des cachets ?

 

Qui aime l’Algérie ? 

Est-ce ce préposé au guichet qui aime sévir au lieu de servir, et qui donne de la voix au lieu de montrer la voie ?

 

Qui aime l’Algérie ? 

Sont-ce ces fellahs dont le travail terre à terre de la terre a fait d’eux des « végète-tôt » ?

 

Qui aime l’Algérie ? 

Sont-ce ces jeunes formés à l’étranger par les revenus de l’État, et qui ne sont pas revenus préférant passer d’un état de fait à un état de fée ?

 

Qui aime l’Algérie ? 

Sont-ce ces responsables nantis qui pensent à l’achat du pouvoir au détriment du pouvoir d’achat ?

 

Oui, qui aime l’Algérie ? 

Qui aimera donc cette Algérie pour l’entourer d’amour, de soins, de civisme, de moralité, de culture, de volonté, de...

 

Qui aimera donc cette Algérie où, au lieu de s’aider tout le monde cède, au lieu de voter tout le monde faute, au lieu de chaumer tout le monde chôme, au lieu de penser « apprendre » tout le monde pense à prendre, au lieu d’employer le temps tout le monde emploie le ton, au lieu de penser au lieu tout le monde pense à mille lieux...

 

Oui, qui aime l’Algérie ? Algérie, mon amour, Algérie millénaire, Algérie chérie.

 

Algérie mon amour, beau paysage, quand deviendras-tu un beau pays sage, ô pays magique victime de la magie et des sorts nets…

 

Ô Pays bien né mais…

 

 

Lem

 

 

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 15:59

 

Entre savoir-vivre

 et vivre sans savoir…


 

 

 

 

De mon temps (qui était beau même quand il pleuvait), les relations humaines n’étaient pas un vain mot. La politesse était de mise ; exprimée en berbère, en arabe ou en français, elle rendait la vie belle. La courtoisie se manifestait dans tous les comportements, dans toutes les attitudes, dans toutes les conversations…

Le maître-mot était : respect. Cette notion nous était inculquée par nos parents depuis notre plus tendre enfance. Respect de la famille, des personnes âgées, de l’environnement, de la nourriture, de la parole donnée, des voisins, et tutti quanti.

De plus, père, mère et fratrie éveillait en nous le sentiment de partage. A ce propos, je me souviens que ma mère me chargeait souvent de distribuer aux foyers environnants des assiettes d’un mets délicieux qu’elle venait de préparer ; de même, nos voisins nous offraient à leur tour des préparations culinaires savoureuses et autres pâtisseries. Si bien que dans tous les esprits, les familles d’un quartier ne constituaient en fait qu’une seule et même famille.

Ces considérations morales se traduisaient par les formules de politesse adressées par le plus jeune au plus âgé, mais aussi par l’adulte au petit. Au sein de cette ambiance conviviale, on avait l’impression que rien ne pouvait nous arriver, que la protection des biens et des personnes était garantie, qu’il pleuvait toujours du soleil…

Qu’en est-il aujourd’hui ? Avez-vous remarqué que les formules de politesse chères à l’Algérien de jadis continuent à s’effriter ? Si bien que lorsque vous dites « Bonjour » à un passant, il vous regarde étonné sans répondre, ou bien il vous demande de répéter votre parole ayant oublié jusqu’au sens de cette civilité élémentaire.

 

« Merci, de rien, au revoir, bon appétit, pardon, s’il vous plaît... » et bien d’autres termes courtois représentent les éléments des règles qui régissent le comportement, le langage d’une société civilisée.

 

Le respect de l’autre, le respect de l’hôte, voilà ce qui caractérisait l’Algérien du passé aujourd’hui dépassé ; il a même perdu de vue l’une et l’autre de ces qualités.

 

Pour illustrer ce qui précède, voici une anecdote vécue par mon ami Rachid : de retour de son footing matinal, ce coureur passa devant trois personnes qui attendaient le bus et leur adressa un chaleureux bonjour. Aucune réponse. Tout en continuant à trotter, il se retourna et hurla son bonjour pensant que les autres n’avaient pas entendu la première salutation. Aucune réponse. Alors, mon ami Rachid revient sur ses pas, et lorsqu’il arriva au niveau des quidams, il fit mine de chercher quelque chose par terre. Là, une voix lui demanda ce qu’il cherchait. Réponse de mon ami Rachid : « Je viens de faire tomber un bonjour… Ah ! Ça y est, je l’ai trouvé ! ». Mon ami Rachid fait le geste de ramasser un objet invisible, le met dans sa poche avant de poursuivre sa course laissant derrière lui un trio interloqué…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 11:50

DES GARS PETITS… ET DÉGÂTS GRANDS

 


 

Les accidents de la route n’en finissent pas de faire un grand nombre de victimes dans toutes les wilayate. Plusieurs facteurs sont à l’origine de cette situation dramatique : l’alcool parfois, l’inobservation du code de la route quelquefois, l’état des routes souvent, la vitesse toujours !

 

Cette dernière, qui est la première cause, est due généralement à la jeunesse des conducteurs qui, en appuyant fortement sur le champignon des voitures neuves achetées par leurs parents, éprouvent la sensation grisante de dominer le monde ! Or, une seconde d’inattention, un mouvement inconsidéré, le véhicule incontrôlé… et voilà des corps et des corps projetés dans les décors !

 

Quand le fou au volant est la seule victime de son inconscience, c’est à la limite un moindre mal puisque c’est le libre choix du candidat au suicide ; malheureusement, ces énergumènes entraînent parfois dans leurs trépas des piétons paisibles (travailleurs, enfants…), ou les occupants malchanceux de leur bagnole.

 

C’est par exemple le cas des minibus conduits par des chauffeurs très jeunes, inexpérimentés et trop frivoles pour occuper un poste aussi important exigeant beaucoup de maturité, de sagesse, de prudence, parce qu’il y va de la vie des passagers ; en tout cas, c’est l’avis de la plupart des voyageurs… sauf celui des pas âgés.

 

Les Italiens qui ont compris depuis longtemps que la vitesse est très dangereuse, répète souvent cette recommandation salutaire : « qui va piano, piano, va sano et va lontano » (Qui va doucement, va sûrement et va loin.)

 

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 15:23

ENTRE CORRECTION ET… CORRECTION

 

 

 

 

De mon temps (qui était beau même quand il pleuvait), les relations humaines n’étaient pas un vain mot. La politesse était de mise ; exprimée en berbère, en arabe ou en français, elle rendait la vie belle. La courtoisie se manifestait dans tous les comportements, dans toutes les attitudes, dans toutes les conversations…

Le maître-mot était : respect. Cette notion nous était inculquée par nos parents depuis notre plus tendre enfance. Respect de la famille, des personnes âgées, de l’environnement, de la nourriture, de la parole donnée, des voisins, et tutti quanti.

De plus, père, mère et fratrie éveillait en nous le sentiment de partage. A ce propos, je me souviens que ma mère me chargeait souvent de distribuer aux foyers environnants des assiettes d’un mets délicieux qu’elle venait de préparer ; de même, nos voisins nous offraient à leur tour des préparations culinaires savoureuses et autres pâtisseries. Si bien que dans tous les esprits, les familles d’un quartier ne constituaient en fait qu’une seule et même famille.

Ces considérations morales se traduisaient par les formules de politesse adressées par le plus jeune au plus âgé, mais aussi par l’adulte au petit. Au sein de cette ambiance conviviale, on avait l’impression que rien ne pouvait nous arriver, que la protection des biens et des personnes était garantie, qu’il pleuvait toujours du soleil…

Qu’en est-il aujourd’hui ? Avez-vous remarqué que les formules de politesse chères à l’Algérien de jadis continuent à s’effriter ? Si bien que lorsque vous dites « Bonjour » à un passant, il vous regarde étonné sans répondre, ou bien il vous demande de répéter votre parole ayant oublié jusqu’au sens de cette civilité élémentaire.

 

« Merci, de rien, au revoir, bon appétit, pardon, s’il vous plaît... » et bien d’autres termes courtois représentent les éléments des règles qui régissent le comportement, le langage d’une société civilisée.

 

Le respect de l’autre, le respect de l’hôte, voilà ce qui caractérisait l’Algérien du passé aujourd’hui dépassé ; il a même perdu de vue l’une et l’autre de ces qualités.

 

Pour illustrer ce qui précède, voici une anecdote vécue par mon ami Rachid : de retour de son footing matinal, ce coureur passa devant trois personnes qui attendaient le bus et leur adressa un chaleureux bonjour. Aucune réponse. Tout en continuant à trotter, il se retourna et hurla son bonjour pensant que les autres n’avaient pas entendu la première salutation. Aucune réponse. Alors, mon ami Rachid revient sur ses pas, et lorsqu’il arriva au niveau des quidams, il fit mine de chercher quelque chose par terre. Là, une voix lui demanda ce qu’il cherchait. Réponse de mon ami Rachid : « Je viens de faire tomber un bonjour… Ah ! Ça y est, je l’ai trouvé ! ». Mon ami Rachid fait le geste de ramasser un objet invisible, le met dans sa poche avant de poursuivre sa course laissant derrière lui un trio interloqué…

 

Lem

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 15:13

 

 

BOURREAU-CRATIE

 

 

 

Chez nous, il est une situation qui a tendance à s’éterniser, à se normaliser et à devenir à la longue franchement exaspérante ! Il s’agit du service public tel qu’il « dysfonctionne » aujourd’hui. En effet, il faut dire, sans généraliser bien sûr, que nombre de préposés au service public remplissent leur rôle avec un certain mépris (quelquefois avec un mépris certain) vis-à-vis des citoyens-contribuables dont ils font pourtant partie intégrante !

 

Que ce soit ici, là, là-bas ou là-haut, enfin bref, auprès des différentes administrations, institutions ou entreprises, le pauvre citoyen est tenu d’accomplir mille et une prouesses dignes du meilleur acrobate pour arriver à ses fins, et ce, quand il a la chance d’avoir la chance avec lui.

 

Mais enfin, d’où provient cette propension au sadisme de la part de ces employés dont le plus clair de l’emploi du temps se résume à... l’emploi du ton ? Quelle satisfaction tirent-ils en faisant tant souffrir leurs semblables ? Mais pardi, pourquoi la seule délivrance d’une pièce administrative, ou l’accès à un service public, relèvent-ils presque du miracle ?

 

Pourtant, il suffit de mettre en application cette vérité connue de tous et qui recommande : « Fais à autrui ce que tu voudrais qu’on te fît ». Et en plus de l’amour du prochain, le fait d’accomplir consciencieusement le travail pour lequel on est payé, ne procure-t-il pas une autosatisfaction légitime ?

 

Heureusement pour les citoyens désarmés que nous sommes, nous tombons de temps à autre sur des agents agréables, polis et souriants qui nous mettent du baume au cœur et nous réconcilient avec cette déontologie qui devrait être l’apanage de tout préposé à un service public. Et même si ces personnes, toujours citées en exemple, ne sont pas hélas nombreuses, leur existence nous permet souvent d’espérer d’avoir affaire à elles avant chacune de nos démarches administratives ou autre.

 

Que la vie serait belle et facile à vivre si chaque Algérien était conscient de l’importance de sa tâche et du devoir de s’en acquitter convenablement ! Que la vie serait belle et facile à vivre si, de part et d’autre du guichet, chacun faisait montre d’une compréhension parfaite ! Que la vie serait belle et facile à vivre si tout un chacun respectait tout un chacun !

 

Prions donc pour que ce rêve devienne un jour réalité, même si tout porte à croire que cette réalité restera encore un rêve...

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 12:49

BOURREAU-CRATIE

 

 

 

 

Chez nous, il est une situation qui a tendance à s’éterniser, à se normaliser et à devenir à la longue franchement exaspérante ! Il s’agit du service public tel qu’il « dysfonctionne » aujourd’hui. En effet, il faut dire, sans généraliser bien sûr, que nombre de préposés au service public remplissent leur rôle avec un certain mépris (quelquefois avec un mépris certain) vis-à-vis des citoyens-contribuables dont ils font pourtant partie intégrante !

 

Que ce soit ici, là, là-bas ou là-haut, enfin bref, auprès des différentes administrations, institutions ou entreprises, le pauvre citoyen est tenu d’accomplir mille et une prouesses dignes du meilleur acrobate pour arriver à ses fins, et ce, quand il a la chance d’avoir la chance avec lui.

 

Mais enfin, d’où provient cette propension au sadisme de la part de ces employés dont le plus clair de l’emploi du temps se résume à... l’emploi du ton ? Quelle satisfaction tirent-ils en faisant tant souffrir leurs semblables ? Mais pardi, pourquoi la seule délivrance d’une pièce administrative, ou l’accès à un service public, relèvent-ils presque du miracle ?

 

Pourtant, il suffit de mettre en application cette vérité connue de tous et qui recommande : « Fais à autrui ce que tu voudrais qu’on te fît ». Et en plus de l’amour du prochain, le fait d’accomplir consciencieusement le travail pour lequel on est payé, ne procure-t-il pas une autosatisfaction légitime ?

 

Heureusement pour les citoyens désarmés que nous sommes, nous tombons de temps à autre sur des agents agréables, polis et souriants qui nous mettent du baume au cœur et nous réconcilient avec cette déontologie qui devrait être l’apanage de tout préposé à un service public. Et même si ces personnes, toujours citées en exemple, ne sont pas hélas nombreuses, leur existence nous permet souvent d’espérer d’avoir affaire à elles avant chacune de nos démarches administratives ou autre.

 

Que la vie serait belle et facile à vivre si chaque Algérien était conscient de l’importance de sa tâche et du devoir de s’en acquitter convenablement ! Que la vie serait belle et facile à vivre si, de part et d’autre du guichet, chacun faisait montre d’une compréhension parfaite ! Que la vie serait belle et facile à vivre si tout un chacun respectait tout un chacun !

 

Prions donc pour que ce rêve devienne un jour réalité, même si tout porte à croire que cette réalité restera encore un rêve...

 

Lem

 

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 18:42

 

EN AVANT ...  DOUTE !

 

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Le Paradoxe est une chose qui heurte le bon sens. C’est un contresens, une absurdité. Et, paradoxalement, cette singularité est devenue pour nous une chose normale à force de la trouver et de la vivre partout, dans tous les secteurs et à tous les niveaux. Qu’en en juge par les choses suivantes et leurs contraires : 

 

- On parle de progrès et de réalisations ultramodernes dans les postes et télécommunications alors qu’une lettre met encore aujourd’hui dix jours pour couvrir une distance de 50 km ; une tortue, elle, mettrait huit jours pour parcourir le même trajet. 

- On inonde le marché d’articles inutiles importés alors que les produits de première nécessité importent peu... Autrement dit, on baigne dans le superflu et on nage dans le « superflou ». 

 

- On avance des statistiques généreuses pour convaincre que notre système éducatif est une réussite totale. Or, le niveau de l’écolier continue de baisser à cause de l’école liée. 

- On déclame avec un orgueil démesuré que notre pays aux mille et une facettes, avec ses 1600 km de côtes, son Sahara, ses montagnes, ses forêts, son soleil... est une aubaine en matière de tourisme. Or, la vue de ces paysages abandonnés réveille en nous une douleur qu’on peut appeler crise de « la peine des sites ». 

 

- On explique que pour sortir du sous-développement, il faut que l’objectivité, la transparence et la compétence l’emportent sur la subjectivité, la fausseté et l’incapacité, c’est-à-dire qu’il faut mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Or, lorsqu’on se rend à la place, on ne trouve pas l’homme ; et lorsqu’on trouve l’homme, on s’aperçoit qu’il n’est pas à sa place. 

 

- On assure que les problèmes concernant le travail et l’agriculture qui sont les premières richesses d’un pays sont une préoccupation de tous les instants des instances. Or, le chômage est partout, et partout il n’y a pas de chaumage. 

 

- On prétend que la prise en charge des malades et la lutte contre les maladies sont une priorité permanente. Or, la typhoïde, le choléra, la tuberculose etc. - maladies moyenâgeuses – complètement éradiquées dans le monde, ont trouvé chez nous un terrain favorable pour réapparaître et faire des ravages. Ainsi, ces troubles pathologiques sont devenues ici des maladies « pas trop logiques ». 

 

- On annonce que l’avalanche des augmentations des prix n’aura qu’une incidence toute relative sur le pouvoir d’achat des citoyens, et que les travailleurs verront bientôt leurs situations financières améliorées. Or, ces derniers – bien derniers – asphyxiés par le col très serré de leur « chemise budgétaire » constatent, au contraire, que leur salaire diminue et que le sale air augmente. 

 

- On s’enorgueillit d’avoir réussi un taux d’électrification dépassant les prévisions, que le village le plus reculé reçoit le précieux jus qui est synonyme de bien-être, de progrès. Or, les pannes d’électricité sont devenues presque rituelles, les désagréments qui en résultent sont devenus un phénomène… courant qui fait péter les plombs de l’usager. Et chaque fois que celui-ci disjoncte, il est pris dans une sarabande de va-et-vient sans trouver le fil conducteur qui arrêtera son… long circuit. 

 

- On déclare que tous les moyens humains et matériels sont mis en œuvre pour permettre au sport de prendre son envol, et de donner à la jeunesse l’occasion d’extérioriser ses prédispositions et d’étaler ses performances. Or, les règles du « je » n’ont pas changé, la réalité n’a pas encore dépassé la… friction. 

 

- On affirme que la culture, ensembles des connaissances qui permettent de développer le sens critique, le goût, le jugement, est une source qu’il faut soutenir et promouvoir pour garantir les développements intellectuel et économique. Or, dans les salles sales sombres, on fait du ciné mat ; dans les théâtres en pièces, on joue des comédies à sans acte ; dans les librairies et dans les bibliothèques vides, à la place de la lecture on est pris par un besoin de l’ire.

 

Le champ des contradictions est vaste, à vous de compléter la liste. Mais que faut-il faire pour changer tout cela ? A notre avis, il faudrait que la bonne voie l’emporte sur la mauvaise voix, l’écrit sur les cris, la connaissance sur les « connaissances », la conduite toujours à droite sur la conduite à gauche même adroite.

 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 14:50

ETRE GAI ET RIRE… C’EST GUÉRIR !

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La Bruyère recommandait :

« Il faut rire avant que d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri ».

 

La citation de Nicolas de Chamfort est également connue :

«La plus perdue de toutes les journées est celle où l'on n'a pas ri. »

 

Et lorsqu’on rit, on est heureux avec ce sentiment vif d’être immortel ! Oui, le rire est une thérapie efficace contre toutes les affections ; c’est même une panacée pour guérir toutes les maladies contractées par les « Tristus ». Le rire, c’est assurément la plus bienfaisante maladie contagieuse connue à ce jour.

 

En effet, quand il fuse, quand il devient inextinguible, il contamine toutes les personnes présentes… et tout le monde rigole, se marre, se tord, se tient les côtes, se fend la pipe, se dilate la rate… Il y a, comme ça, des personnes dont le rire franc, tonitruant, est très communicatif ; quand on les entend s’esclaffer, on ne peut pas s’empêcher d’en faire autant. Et en leur compagnie, les malheureux deviennent illico des mâles heureux, et les soucieuses ne sont plus sous scieuse.

 

Je garde souvenance d’un ancien collègue hilare. Un rien déclenchait son rire joyeux. Il rit sans arrêt, il rit dans toutes les langues. Toutefois, le rire amazigh est celui qui le caractérise le plus. Avec lui, le travail s’effectue avec un réel plaisir ; avec lui, les heures passent en quelques minutes ; avec lui, chaque seconde est une goutte de miel…

 

Dans ses moments d’euphorie, mon collègue offrait à nos yeux réjouis le bonheur personnifié.

 

« Le rire est le propre de l’homme » disait Rabelais. Oui, mais chez nous, à cause des hommes qui ne sont pas propres parce qu’ils aiment les ors durs, le citoyen n’a pas souvent l’occasion de rire. Et comme dans tous pays, la capitale c’est capital, on attend toujours le jour où quelqu’un viendra nous dire :

 

« Alger rit ! Alger rit ! ».

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 17:27

 

 

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                                    RAISONNEMENT RÉSONNANT

 

Un jour, on demanda au Dalaï-lama : « Qu’est-ce qui vous surprend chez l’humanité ? »

Il répondit : « Les hommes qui perdent leur santé pour gagner de l’argent, et qui dépense cet argent pour récupérer la santé.

A penser trop anxieusement au futur, ils en oublient le présent à tel point qu’ils finissent par vivre ni au présent, ni au futur.

Ils vivent comme s’ils allaient mourir, et meurent comme s’ils n’avaient jamais vécu…
»
 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 15:24

 

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Il y a grosso modo trois millions de collégiens et de lycéens dans notre pays. En une année scolaire, chacun de ces élèves consomme en moyenne 20 doubles feuilles pour les besoins des différents devoirs et compositions.

 

Comme il existe potentiellement dix matières, chaque élève en utilise donc 200. Ce qui nous donne pour l’ensemble des effectifs 600 millions de doubles feuilles !

 

Une double feuille pèse environ 2 grammes ; 600 millions de doubles feuilles pèsent 1 200 000 de kilogrammes, soit 1 200 tonnes !

 

1 200 tonnes de papier qui partent chaque année en fumée !

 

Et nous n’avons pas comptabilisé les autres cahiers utilisés ; et nous n’avons pas inclus dans nos calculs les 1er et 2ème paliers de l’école fondamentale, les instituts et les universités...

 

On parle souvent de recyclage des enseignants.

Peut-être qu’on devrait parler aussi d’un autre recyclage.

 

Économique, celui-là !

 

 

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